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Apports théoriques : le sommeil

Il existe un consensus scientifique pour affirmer que le sommeil est un état inconscient indispensable à la vie et auquel, chaque jour, l’être humain consacre approximativement 8 heures sur 24, soit in fine, environ un tiers de sa vie. Ce constat suggère que le sommeil possède une fonction physiologique importante et donc qu’un manque de sommeil ou une altération de celui-ci amèneront à des modifications plus ou moins profondes de son architecture et auront des conséquences physiologiques importantes, notamment sur l’éveil.

Plusieurs faits dramatiques en milieux professionnels peuvent illustrer ce propos :

  • En avril 2010, un cargo chinois le Shen Neng, par son naufrage, cause une des plus importante catastrophe écologique en Australie. L’Australian Transport Safety Bureau (ATSB) attribue la principale cause du naufrage à la fatigue du capitaine et du second du navire. En effet, le capitaine n’avait dormi que deux heures et demie au cours des deux jours précédant l’accident.
  • La catastrophe de Tchernobyl a eu lieu à 1h 23 du matin. La baisse de vigilance due à l’heure avancée de la nuit a déterminé par les observateurs comma ayant été un facteur important de la catastrophe;
  • La fusion accidentelle du réacteur nucléaire de Three Mile Island en 1979 à eu lieu à 4 heures du matin. Comme pour Tchernobyl, le manque de vigilance a été mis en cause;
  • L’explosion de l’usine de pesticides de Bophal en 1984, tuant officiellement 3500 personnes, est survenue à 00h30 ;
  • L’échouage de l’Exxon Valdez en 1989 en Alaska eu lieu à minuit.

La fatigue humaine a été impliquée dans toutes ces catastrophes. Mais il ne faut pas oublier que des accidents, moins médiatiques (ou sur une autre échelle de gravité), attribuables directement ou indirectement à la fatigue, surviennent régulièrement, dans les milieux professionnels comme dans le cadre domestique.

En général, la littérature scientifique observe que les symptômes de la privation de sommeil concernent souvent l’humeur, les fonctions mnésiques, cognitives, exécutives et le contrôle moteur. Parallèlement à ces effets centraux, la restriction de sommeil influence aussi des fonctions telles que le métabolisme énergétique, les systèmes endocriniens et immunologiques. La privation de sommeil entraîne ainsi des changements complexes dans de nombreuses fonctions du corps humain ayant une influence directe sur le bien-être au travail.

En terme de santé publique, le rapport ministériel «Giordanella» de 2006 a mis l’accent sur la nécessité de prendre correctement en compte le sommeil comme un facteur de bonne santé et de sécurité au travail. Il semble également acquis que les toutes les populations et tous les âges sont touchés et sont donc potentiellement exposés aux effets délétères, voire dangereux, de cette restriction de sommeil, qu’elle soit aiguë ou chronique.

Le 2 mai 2016, par  dans
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